En date du 15 janvier 2014, la République gabonaise et la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) ont signé un accord de prêt d’un montant de quarante milliards (40 000 000 000) de Francs CFA pour le financement du Plan Complet de Réinstallation des Personnes affectées par le projet d’aménagement des trois (3) bassins versants de GUE-GUE, LOWE-IAI et de TERRE NOUVELLE. 

Le parlement a en effet ratifié l’ordonnance n°001/PR/2014 du 19 février 2014, qui consent à l’Etat la latitude de contracter un emprunt auprès de l’établissement bancaire sous régional précité.

Le produit de ce prêt est destiné au financement du Plan Complet de Réinstallation (PCR) des personnes affectées par le vaste projet d’aménagement des trois bassins versants de Gué-Gué, Lowé-IAI et Terre-Nouvelle. 

La Banque de Développement des Etats d’Afrique Centrale, qui a son siège à Brazzaville (Congo) et qui a procédé, lors de sa session extraordinaire du 24 juin 2014, à l’augmentation de son capital social à 1200 milliards de FCFA, est l’institution de financement du développement de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) dont les Etats membres sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée-Equatoriale et le Tchad. Elle a trois missions essentielles.

Le concours financier de cet établissement arrive à point nommé, d’autant qu’il permettra au Gouvernement gabonais de trouver des solutions idoines aux problèmes d’évacuation des eaux usées et pluviales auxquelles la ville de Libreville est confrontée. 

Pour résorber ce phénomène, le Gouvernement gabonais a décidé de mettre en place un projet destiné à l’aménagement des bassins versants de Gué-Gué, Lowé-IAI et Terre-Nouvelle. Il va sans dire que cette opération nécessitera le déplacement involontaire de 6904 personnes vivant autour des espaces concernés par le projet.

Mais dans son souci permanent d’apporter un mieux-être à ses concitoyens, le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA, a instruit le Gouvernement de mener à bien ce projet, tout en évitant de porter atteinte aux biens et aux droits des populations affectées. D’où la définition et la mise en place d’un Plan Complet de Réinstallation (PCR), conformément à la politique de déplacement involontaire des organismes internationaux, ainsi que de la réglementation du Gabon.

Le PCR prévoit la construction de 930 logements (132 logements de 4 chambres, 300 logements de 3 chambres et 498 logements de 2 chambres) et des équipements collectifs. Autrement dit, le Plan entrevoit l’édification d’une zone de relogement moderne au bénéfice des personnes à déménager, à Nkoltang, dans la zone d’Ayeme-Plaine, dans le deuxième arrondissement de la commune de Ntoum.

«Le projet consiste en la réalisation des travaux nécessaires à la viabilisation du site de relogement et à la construction des habitations et des équipements collectifs utiles à la vie quotidienne des citoyens», a indiqué, le Ministre de l’Economie, Marcellin AGAYA. L’objectif étant, in fine, de réduire l’habitat spontané et le phénomène de l’occupation anarchique du sol, de favoriser l’habitat durable et améliorer le cadre d’existence des populations.

Financement du Bassin versant de GUE-GUE

Suite à plusieurs concours dans le secteur de l’assainissement à Libreville depuis 2004, l’Agence Française de Développement (AFD) a été identifiée par le Gouvernement gabonais comme bailleur pour le projet d’aménagement du bassin versant Gué-Gué, s’inscrivant dans le cadre plus large d’un programme d’aménagement de trois bassins versants de Libreville. C’est dans cette optique que le 23 Mai 2014, le Gouvernement gabonais et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé un Accord de Prêt d’un montant estimatif de 110 000 000 Euros soit 72 155 270 000 F CFA.

Le projet vise à améliorer le cadre de vie et les conditions d’hygiène de la population vivant dans le bassin versant gué-gué à Libreville et donc à améliorer la santé publique au Gabon. Le projet  améliorera les conditions d’évacuation des eaux pluviales et réduira ainsi le nombre d’inondations et leurs durées. Le projet prévoit également la construction de voirie qui désenclavera les quartiers sous-intégrés du Bassin Versant GUE-GUE.

Financement du bassin versant de TERRE NOUVELLE

Le 16 juillet 2015, le conseil des Ministres a adopté le projet d’ordonnance N°00014/PR/2015 autorisant l’Etat Gabonais à contracter un emprunt d’un montant de quatre millions deux cent cinquante mille (45.130.000) Euros auprès de la Banque Islamique de Développement, en abrégé BID. Le produit de cet emprunt servira au financement du projet d’Assainissement de la ville de Libreville.

Le 29 Avril 2014, le Gouvernement de la République gabonaise et la Banque Islamique de Développement (BID) ont signé un Accord de Prêt d’un montant estimatif de 45 130 000 Euros soit 29 603 339 410 F CFA pour financer le projet d’aménagement du bassin versant de Terre Nouvelle. L’Etat gabonais se propose d’utiliser les fonds pour régler des fournitures, des travaux et services devant être acquis dans le cadre de ce projet.

Les Travaux d'aménagement du Bassin Versant de TERRE NOUVELLE d’une superficie de 294,04 ha et d’un linéaire des branches égale à 7,1 km, les travaux d'aménagement comprendront la construction de :

  • 13 voies de circulation, 
  • 11 ouvrages de franchissement, 
  • 25 passerelles ;
  • 13 voies de circulation ;
  • 1 Centre de transfert, 
  • 8 quais de transbordement.

Pour la BID, la gestion des bassins versants repose sur 3 piliers fondamentaux:

La planification intégrée ;  
La responsabilisation territoriale ;  
La prise en compte des contraintes paysannes  dans l’élaboration de la politique nationale.